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La Capoeira

 

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Histoire de la Capoeira

L'histoire de la Capoeira s'inscrit dans un contexte douloureux, elle est issue de la souffrance des esclaves africains déportés au Brésil par les colons portugais.  

Ceux-ci s'étant rendus compte que les indiens du brésil ne résistaient pas aux travaux forcés, ils firent appel à une main d'ouvre plus solide et bon marché : les hommes et femmes noirs de leurs colonies. Une véritable industrie esclavagiste se mit en place, si bien que plus de 3 millions de noirs furent déporté au brésil du XVI ème siècle à 1888, date de l'abolition de l'esclavage au Brésil.

Des tribus entières arrachées à leurs terres durent traverser l'océan dans des bateaux négriers, entassés comme des animaux, dans des conditions de vie déplorables.  Une fois parvenus au Brésil, dans les ports de Rio de Janeiro, Salvador ou Recife, les survivants à cet effroyable voyage étaient vendus comme du bétail à de riches propriétaires terriens pour travailler dans les champs de cannes à sucre, de cacao ou les mines d'or (dans l'Etat du Minas Gerais).    

esclavage capoeira

Durant ces années, leur esprit de révolte et leur soif de liberté se renforça pour aboutir à une nouvelle forme de lutte issue de leurs cultures africaines : la Capoeira était née.

esclavage capoeira

Les esclaves n'étaient, bien sur, pas autorisés à apprendre à se battre. Lors de leurs moments de repos, ils pouvaient néanmoins pratiquer certaines de leurs coutumes comme la danse et la musique. C'est ainsi que, à l'insu de leurs maîtres, les esclaves s'entraînaient au combat. Déguisée en danse, leur méthode de combat prenait un air inoffensif. Les mouvements étaient lents dansés et proche du sol mais ils pouvaient êtres dévastateurs et ils utilisaient la ruse, la « malicia » pour surprendre l'adversaire.  

Par la suite, avec l'émergence des camps d'esclaves en fuite, les « quilombos », la Capoeira devint un symbole de la rébellion des esclaves et se vit interdite. Toutes personnes surprises à la pratiquer seraient sévèrement punies (fouettées, déportées, ou exécutées)

Des lors, les capoeiristes s'entraînaient dans la clandestinité et la Capoeira ne cessa d'évoluer, incorporant de nouveaux éléments (instruments de musique)   Le nom Capoeira viendrait Caa- puera qui signifie en Tupi Guarani "forêt coupée" ou "herbe qui repousse".On pense que la raison de cette appellation viendrait du fait que les esclaves en fuite allaient se réfugier dans cette végétation pour échapper au « capitão do mato » qui était chargé de les capturer. Plus tard, ces mêmes esclaves rebelles attaquaient les convois de commerçants en se cachant dans les hautes herbes le long des routes.

La Capoeira se pratiquait dans la rue, elle se montrait parfois violente, comme à Rio ou les « malandros » organisés en «maltas» s'en servaient pour troubler l'ordre public. Ou avec les frasques de grands bandits comme Besouro de Manganga ou Lampião dont la légende fait partie du folklore de la Capoeira.

C'est dans les années 1930 que la Capoeira a connue sa véritable évolution. Grâce aux travaux de deux maîtres : Mestre Bimba et Mestre Pastinha. Tout deux, à leurs manières ont contribués à changer la Capoeira pour en faire un art structuré et en finir avec sa réputation d'art de voyous.

Mestre Bimba, en ouvrant la première académie de Capoeira Régional et en réalisant une méthode d'enseignement à révélé toute la dimension sportive de la Capoeira. Aujourd'hui, le style Regional est le plus pratiqué dans le monde.

Mestre Pastinha à, lui, travaillé toute sa vie pour préserver la capoeira traditionnelle qu'il rebaptisa « Capoeira Angola ». Grâce à ses efforts, la Capoeira est considérée comme une des plus importantes manifestations de la culture afro-brésilienne.

Bien sur des nombreux maîtres on comptés dans l'histoire de la Capoeira comme Mestre Canjiquinha, Mestre Waldemar, Mestre Marê, Mestre Noronha, Mestre Traira, Mestre Amorzinho et bien d'autres. Tous sont respectés par les capoeiristes et beaucoup d'entre eux sont présents dans les chansons des rodas.  

 

 

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